A ceux et celles et ont grandi dans un département ou territoire d'Outre-Mer
A ceux et celles qui y vivent encore à l'heure actuelle
A ceux et celles qui ont grandi dans les vers d'Aimé Césaire,
De Léopold Sedar Senghor, de Léon Gontran Damas
A ceux et celles qui y vivent encore à l'heure actuelle
A ceux et celles qui ont grandi dans les vers d'Aimé Césaire,
De Léopold Sedar Senghor, de Léon Gontran Damas
A ceux et celles qui n'ignorent pas notre histoire, notre mémoire, notre culture et notre tradition
A ceux là, je leur dit, "Liberté, Egalité, Fraternité...IDENTITÉ"
A ceux là, je leur dit, "Liberté, Egalité, Fraternité...IDENTITÉ"
La colonisation à un rôle positif?
Oui, c'était le décret du 23 février 2005
L'esclavage et la traite négrière sont reconnus comme crime contre l'humanité?
Oui, c'est la loi de mai 2001
L'histoire française est multiple et diverse?
Oui, regardez nos rues, nos quartiers et nos populations
La jeunesse actuelle souffre d'un malaise identitaire?
Oui, regardez ce qu'il se passe en banlieue
Le 17 avril dernier, Aimé Césaire est décédé.
Hommage politique et culturel, la Martinique s'est réappropriée son histoire, sa culture et sa voix.
Pour la première fois, elle a fait taire un gouvernement incapable de réellement se positionner face à l'histoire.
La famille d'Aimé Césaire a dit NON à N.Sarkozy pour qu'il prononce un de ses nombreux discours...
Il a accompli son devoir de représentant français en tournant, de lui même en ridicule, son discours prononcé à Dakar le 26 juillet 2007.
Ce cher président ne sait que faire pour tourner la nation qu'il dirige dans tous les sens.
Cher Monsieur, vous êtes peut-être l'homme qu'il fallait à notre économie...
Mais pas celui qu'il fallait à Marianne.
Il s'est déplacé avec tous ces ministres.
Les mêmes qui ont enlevé les oeuvres de Césaire, Damas et Senghor des programmes de l'éducation nationale.
Hommage politique, hommage à la hauteur de l'homme, qu'il est.
Car il n'est pas question d'un fût quand traces d'un passage et d'un combat il y a.
Je dis que c'est une nouvelle prise de conscience, qu'il y a un après.
Qu'il ne faut pas se tromper de combat comme se souvenir de ce qu'on est.
Qu'il faut maintenant penser à ce que NOUS devons faire pour continuer l'action.
Et Rama Yade en est le plus grand exemple...
Rappelez vous de sa fierté d'entendre parler de L.S Senghor lors de cet hommage.
Avec un regard furtif vers les autres élus, l'air de dire :
"Vous voyez, l'Afrique est loin d'avoir tout dit, vous voyez, je viens de là aussi, écoutez ..."
Il était beau cet hommage... Était-il sincère ? J'ose y croire.
Peut-être naïvement, mais ne pas y croire détruirait bien des mobilisations actuelles.
Et dire qu'AUCUN représentent français n'était présent lors des obsèques de L.S Senghor
Quelle ironie du sort...
Quelle joie de constater un tel réveil...
Quelle HONTE,
De réaliser que la plupart de ceux et celles qui étaient présents sont ignorants de ces écrits...
Quelle HONTE,
De voir que, nous n'étudions pas une seule ½uvre de NOS HOMMES CULTURELS.
Quelle HONTE,
De réaliser que pour beaucoup d'entre nous, la culture s'arrête au créole, au rhum et au zouk.
Savez-vous seulement qu'en votre propre territoire se cache bien des trésors?
Avez-vous seulement écouté votre pays qui ne cesse de vous parler?
Sachez que si nous voulons un minimum de connaissance, c'est à nous de nous mobiliser et de prendre le savoir à sa source.
Et oui, jamais nous n'obtiendrons ce que l'on veut sans effort, sans combat préalable.
Et pourtant, seule notre volonté personnelle pourra nous guider pour l'avenir.
Un jour, un homme m'a donné une tape sur l'épaule en me disant, sourire aux coins des lèvres
Quand moi je peinais à lui citer toutes mes origines...
« En somme, vous êtes guyanaise ma petite ! Vous venez du pays de mon vieil ami... »
Ce même jour, il m'a certifiée que « [j'] étais [sa] fille, [sa] s½ur de poésie. »
Près d'un an après, il s'est souvenu de ma rencontre avec lui.
Quand moi j'étais (et je le suis encore) capable de vous la raconter dans les moindres détails.
Il m'a ouvert les portes pour la suite, un beau cadeau de la vie.
Soit. Je n'y change rien... si ce n'est la foi que j'ai en l'après.
Cette croyance, cette espérance en l'après.
Dans cet après, l'Outre Mer s'emparera de son identité.
On cessera de s'imaginer que l'on est une seconde France.
Nous ferons partie de la République Française, oui.
Nous serons français, oui. Mais avant tout Guyanais, Martiniquais, Guadeloupéen et Réunionnais.
Nous serons français à part entière avec les mêmes droits, les mêmes devoirs
Mais avec notre propre IDENTITÉ.
Nous serons FRATERNELS avec l'autre
Nous discuterons pour le développement commun et JUSTE.
Nous ne serons pas assimilés, nous serons LIBÉRÉS.
N'oubliez pas que l'esclavage culturel est ce qu'il y a de plus meurtrier.
Et je dis qu'il faut connaître notre histoire.
TOUTE notre histoire, de ses travers à ses réalités.
Je dis qu'il nous reste une mémoire, un patrimoine riche à sauvegarder.
Je dis que demain, nous reconnaîtrons notre identité, nos héritages divers et variés...
Et que l'on en sera FIERS.
Je dis que demain, je parlerai à mon neveu de ces histoires
Et je lui dirai : « tu vois, ta liberté se trouve là où tu ne t'y attend pas »
La connaissance nous aidera à éprouver d'avantage
Elle nous donnera la force de continuer...
C'est maintenant qu'il faut se réveiller...
C'est maintenant que l'avenir se fait.
Je dis que demain, on croira en l'après.
Et je ne me suis pas inclinée devant ta dépouille
Mais j'ai fais le déplacement pour ressentir intensément ton peuple, ton pays, ton combat.
Et, je ne rend hommage mais je continue tes pages.
Je dis EIA pour la liberté des corps et celle de l'esprit...
EIA et marchons vers l'après...
Oui, c'était le décret du 23 février 2005
L'esclavage et la traite négrière sont reconnus comme crime contre l'humanité?
Oui, c'est la loi de mai 2001
L'histoire française est multiple et diverse?
Oui, regardez nos rues, nos quartiers et nos populations
La jeunesse actuelle souffre d'un malaise identitaire?
Oui, regardez ce qu'il se passe en banlieue
Le 17 avril dernier, Aimé Césaire est décédé.
Hommage politique et culturel, la Martinique s'est réappropriée son histoire, sa culture et sa voix.
Pour la première fois, elle a fait taire un gouvernement incapable de réellement se positionner face à l'histoire.
La famille d'Aimé Césaire a dit NON à N.Sarkozy pour qu'il prononce un de ses nombreux discours...
Il a accompli son devoir de représentant français en tournant, de lui même en ridicule, son discours prononcé à Dakar le 26 juillet 2007.
Ce cher président ne sait que faire pour tourner la nation qu'il dirige dans tous les sens.
Cher Monsieur, vous êtes peut-être l'homme qu'il fallait à notre économie...
Mais pas celui qu'il fallait à Marianne.
Il s'est déplacé avec tous ces ministres.
Les mêmes qui ont enlevé les oeuvres de Césaire, Damas et Senghor des programmes de l'éducation nationale.
Hommage politique, hommage à la hauteur de l'homme, qu'il est.
Car il n'est pas question d'un fût quand traces d'un passage et d'un combat il y a.
Je dis que c'est une nouvelle prise de conscience, qu'il y a un après.
Qu'il ne faut pas se tromper de combat comme se souvenir de ce qu'on est.
Qu'il faut maintenant penser à ce que NOUS devons faire pour continuer l'action.
Et Rama Yade en est le plus grand exemple...
Rappelez vous de sa fierté d'entendre parler de L.S Senghor lors de cet hommage.
Avec un regard furtif vers les autres élus, l'air de dire :
"Vous voyez, l'Afrique est loin d'avoir tout dit, vous voyez, je viens de là aussi, écoutez ..."
Il était beau cet hommage... Était-il sincère ? J'ose y croire.
Peut-être naïvement, mais ne pas y croire détruirait bien des mobilisations actuelles.
Et dire qu'AUCUN représentent français n'était présent lors des obsèques de L.S Senghor
Quelle ironie du sort...
Quelle joie de constater un tel réveil...
Quelle HONTE,
De réaliser que la plupart de ceux et celles qui étaient présents sont ignorants de ces écrits...
Quelle HONTE,
De voir que, nous n'étudions pas une seule ½uvre de NOS HOMMES CULTURELS.
Quelle HONTE,
De réaliser que pour beaucoup d'entre nous, la culture s'arrête au créole, au rhum et au zouk.
Savez-vous seulement qu'en votre propre territoire se cache bien des trésors?
Avez-vous seulement écouté votre pays qui ne cesse de vous parler?
Sachez que si nous voulons un minimum de connaissance, c'est à nous de nous mobiliser et de prendre le savoir à sa source.
Et oui, jamais nous n'obtiendrons ce que l'on veut sans effort, sans combat préalable.
Et pourtant, seule notre volonté personnelle pourra nous guider pour l'avenir.
Un jour, un homme m'a donné une tape sur l'épaule en me disant, sourire aux coins des lèvres
Quand moi je peinais à lui citer toutes mes origines...
« En somme, vous êtes guyanaise ma petite ! Vous venez du pays de mon vieil ami... »
Ce même jour, il m'a certifiée que « [j'] étais [sa] fille, [sa] s½ur de poésie. »
Près d'un an après, il s'est souvenu de ma rencontre avec lui.
Quand moi j'étais (et je le suis encore) capable de vous la raconter dans les moindres détails.
Il m'a ouvert les portes pour la suite, un beau cadeau de la vie.
Soit. Je n'y change rien... si ce n'est la foi que j'ai en l'après.
Cette croyance, cette espérance en l'après.
Dans cet après, l'Outre Mer s'emparera de son identité.
On cessera de s'imaginer que l'on est une seconde France.
Nous ferons partie de la République Française, oui.
Nous serons français, oui. Mais avant tout Guyanais, Martiniquais, Guadeloupéen et Réunionnais.
Nous serons français à part entière avec les mêmes droits, les mêmes devoirs
Mais avec notre propre IDENTITÉ.
Nous serons FRATERNELS avec l'autre
Nous discuterons pour le développement commun et JUSTE.
Nous ne serons pas assimilés, nous serons LIBÉRÉS.
N'oubliez pas que l'esclavage culturel est ce qu'il y a de plus meurtrier.
Et je dis qu'il faut connaître notre histoire.
TOUTE notre histoire, de ses travers à ses réalités.
Je dis qu'il nous reste une mémoire, un patrimoine riche à sauvegarder.
Je dis que demain, nous reconnaîtrons notre identité, nos héritages divers et variés...
Et que l'on en sera FIERS.
Je dis que demain, je parlerai à mon neveu de ces histoires
Et je lui dirai : « tu vois, ta liberté se trouve là où tu ne t'y attend pas »
La connaissance nous aidera à éprouver d'avantage
Elle nous donnera la force de continuer...
C'est maintenant qu'il faut se réveiller...
C'est maintenant que l'avenir se fait.
Je dis que demain, on croira en l'après.
Et je ne me suis pas inclinée devant ta dépouille
Mais j'ai fais le déplacement pour ressentir intensément ton peuple, ton pays, ton combat.
Et, je ne rend hommage mais je continue tes pages.
Je dis EIA pour la liberté des corps et celle de l'esprit...
EIA et marchons vers l'après...
A.G



